


Le ronflement n'est pas anodin et peut induire des problèmes de santé graves. Nous vous proposons ce dessous divers avis médicaux et études. Il est donc important de définir la cause du ronflement et de trouver une solution anti-ronflements
Il est possible de tonifier les parties détendues des voix respiratoires, par l’action des Huiles Essentielles sur le système neurovégétatif en le rendant plus actif. Ainsi, les affaissements sont amoindris, n’obstruant plus les voies aériennes, ce qui supprime les ronflements et par conséquent les apnées.
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Revue des Maladies Respiratoires
Vol 24, N° 3 - mars 2007
pp. 281-287
Doi : RMR-03-2007-24-3-0761-8425-101019-20064219
D. Teculescu [1], L. Benamghar [1], B. Hannhart [1 et 2], B. Montaut-Verient [3], J.P. Michaely [1]
[1] Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale, Eri 11, Faculté de Médecine, Vandoeuvre, France.
[2] Centre d'Investigation Clinique (CIC), Inserm, CHU de Nancy, France.
[3] Service ORL, Hôpital Central, Centre Hospitalier Universitaire, Nancy, France.
Tirés à part : D. Teculescu Inserm Eri 11, Faculté de Médecine, 9 avenue de la Forêt de Haye, BP 184, 54505 Vandoeuvre-lès-Nancy. dan.teculescu@nancy.inserm.fr
Nous avons analysé la prévalence et les facteurs de risque du ronflement habituel dans un échantillon de sujets masculins de la population active de Lorraine.
Les 850 sujets, âgés de 22 et 66 ans, ont répondu à un questionnaire sur la fréquence du ronflement, leur mode de vie, leurs antécédents personnels et familiaux. Des mesures anthropométriques ont été complétées par un examen non invasif de perméabilité de voies aériennes supérieures.
La prévalence du ronflement habituel était de 34,6 % ; augmentant avec l'âge, le poids et ses indices dérivés. Nous avons identifié (par régression logistique) les variables indépendamment associées au ronflement habituel : l'âge, le poids, l'obstruction nasale nocturne, le diagnostic d'apnées du sommeil par un médecin, et l'hypertrophie du voile du palais et de la luette. Le résultat original a été la mise en évidence d'un effet « protecteur » d'une grande taille ; l'exercice de loisir n'apparaît significatif qu'à l'analyse univariée.
Cette étude rapporte une prévalence du ronflement habituel similaire à d'autres études utilisant les mêmes méthodes. Elle confirme le risque lié à l'âge, au poids, à l'obstruction nasale, et aux modifications nasopharyngées. Un effet protecteur d'une haute taille apparaît comme élément original, jamais signalé par les enquêtes précédentes.
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Source : Docteur Joël BOKO
Service ORL
Centre Hospitalier du Lamentin - Martinique
Bien que le ronflement ne soit pas volontaire, il n’est pas une fatalité. Il relève de plusieurs causes et sa prise en charge a connu de nombreux progrès ces dernières années.
Le ronflement est un bruit qui est dû au passage de l’air dans les voies aériennes un peu rétrécies, au niveau du pharynx. Il traduit la vibration du voile du palais et des parois du pharynx sous l’action du flux aérien anormalement turbulent. La ronchopathie regroupe l’ensemble des pathologies liées au ronflement. Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) est la complication de la ronchopathie. Elle se définit par la survenue répétitive au cours du sommeil d’obstructions complètes ou partielle des voies aériennes supérieures, responsables d’apnées ou d’hypopnées. On distingue deux types de ronflement : - le faux ronflement ou raclement est un bruit qui se produit aux deux temps de la respiration, en rapport avec le passage de l’air par la bouche et à la vibration de la langue, des joues et des parois pharyngées sans participation du voile du palais ; - le vrai ronflement est un bruit inspiratoire de grande intensité, sonore, lié à la vibration du voile du palais et des parois du pharynx. Un ronflement moyen atteint facilement un niveau sonore de 45 dB à 60 dB (le bruit d'une voix), tandis qu'un ronflement majeur peut dépasser les 95 dB, ce qui correspond au bruit du passage d'un camion.
Sur une population d'adultes âgés de plus de 30 ans, on estime que 20 à 30% des hommes, et 15% des femmes sont des ronfleurs habituels. Chez les femmes, la progestérone joue un rôle protecteur des tissus. Passé 60 ans, les différences entre les deux sexes s’estompent. Les femmes sont alors rattrapées dès la ménopause par une pathologie qu’elles croyaient réserver à leur conjoint. Il y a une augmentation du trouble avec l’âge, attribuable principalement à la perte, en vieillissant, du tonus des tissus. Chez l’enfant, le ronflement régulier, en dehors des périodes aiguës de rhinopharyngites est tout à fait anormal.
Le pharynx est un conduit musculo-fibreux qui s’étend de la partie postérieure des fosses nasales jusqu’au début de l’œsophage. Il peut être divisé en trois parties : - le rhinopharynx ou nasopharynx qui se situe en arrière des fosses nasales et se termine au-dessus du voile du palais ; - l’oropharynx qui prolonge le rhinopharynx et qui se termine à hauteur de la troisième vertèbre cervicale. Il comprend en haut le voile du palais et sa luette, latéralement les loges amygdaliennes et les amygdales, en bas la base de la langue ; - l’hypopharynx ou laryngopharynx qui se situe en arrière des voies respiratoires et se termine par la bouche oesophagienne, début de l’œsophage. Le ronflement est souvent lié à des problèmes respiratoires durant le sommeil. Ces problèmes surviennent notamment lorsque les muscles du pharynx, du palais, de la luette et de la langue se relâchent pendant le sommeil profond et vibrent bruyamment au passage de l'air durant l'inspiration. Le passage de l'air est d'autant plus limité que la luette et le voile du palais sont plus relâchés et volumineux. D'autre part, le volume de la langue et sa position au-dessus de l'entonnoir pharyngé sont des éléments prépondérants dans la genèse de la vibration sonore. Une obstruction nasale est également un élément qui peut augmenter l'importance du ronflement du fait de la respiration buccale exclusive.
De nombreux patients consultent pour des troubles du sommeil pour eux-même et leur conjoint. Le ronflement se manifeste par un bruit de gorge, léger ou fort, émis périodiquement durant le sommeil. Les causes du ronflement sont multiples. On distingue les facteurs de risque et les causes proprement dites. Les facteurs de risque sont : - Le surpoids : dans 30% des cas, les ronfleurs ont un poids normal. Chez les sujets obèses, la fréquence du ronflement attribuable à l’obstruction des voies respiratoires est de 12 à 30 fois plus élevée. - Certains médicaments comme les somnifères peuvent causer un relâchement des tissus mous du pharynx. - La congestion nasale réduit le passage de l’air et favorise une respiration par la bouche. - Dormir sur le dos, car cela amène la langue en arrière, réduisant ainsi l’espace pour le passage de l’air. - Consommer l’alcool en soirée : l’alcool agit comme sédatif et détend les muscles et les tissus du pharynx. - Le tabagisme. Les causes proprement dites sont : - une déviation de la cloison nasale ; - une augmentation du volume des cornets moyens ; - un voile du palais mou, long et abaissé ; - une augmentation du volume des amygdales palatines ; - une luette trop longue ; - une grosse base de langue.
Le ronflement va engendrer la ronchopathie qui à son tour sera responsable du syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS). La ronchopathie regroupe l’ensemble des pathologies liées au ronflement : asthénie, céphalées, le SAOS. Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) est la complication de la ronchopathie, caractérisée par la survenue répétitive au cours du sommeil d’obstructions complètes ou partielle des voies aériennes supérieures, responsables d’apnées ou d’hypopnées. Seul un réveil brutal permet au ronfleur de respirer à nouveau normalement. L’apnée de sommeil peut entraîner : - une fatigue chronique avec baisse de la vigilance ; - une somnolence diurne avec ses conséquences (mauvaise conduite automobile notamment) ; - des maux de tête et des répercussions beaucoup plus graves à long terme sur l’organisme. Lorsque les apnées se répètent plusieurs fois par heure, des effets néfastes peuvent se manifester, avec : - des troubles de la tension artérielle, une souffrance du muscle cardiaque et des tissus nobles, en particulier le cerveau ; - La nuit de sommeil, fragmentée par de nombreux micro-éveils le plus souvent non perçus par le patient, est suivie d'un réveil matinal difficile ; - Ainsi, des endormissements intempestifs peuvent se produire à n'importe quel moment de la journée et interfèrent alors gravement avec les activités sociales et professionnelles du patient.
La prise en charge du ronflement est multidisciplinaire et fait appel à plusieurs spécialistes dont l’ORL en premier lieu. Il existe plusieurs solutions qui ont fait leurs preuves allant de simples mesures hygiéno-diététiques à la chirurgie.
Les mesures hygiéno-diététiques sont : - Eviter le tabac (irrite la muqueuse nasale), l’alcool (dimunie la force des muscles du pharynx) et les somnifères (font sombrer dans un sommeil profond et favorisent un relâchement musculaire) ; - Limiter le surpoids : Les hommes « légèrement enveloppés» sont très souvent confrontés au ronflement. En effet, alors que les femmes ont tendance à s'arrondir du bas, les hommes, eux, stockent le surplus de gras dans le haut du corps, d'où le charmant râle nocturne. Pour certains d'entres eux, un régime peut s'avérer suffisant pour pallier ce problème ; - Dormir sur le côté ou mieux, sur le ventre. Le fait de dormir sur le dos est un facteur de risque. Pour l'éviter, on peut placer une balle de tennis dans le dos du pyjama ou se procurer un t-shirt antironflement (dans lequel on peut insérer trois balles de tennis). On peut aussi réveiller discrètement le ronfleur pour le remettre en bonne position. Il existe des bracelets à piles qui réagissent au son et émettent une vibration pour le réveiller discrètement. Le changement de position ne peut pas faire disparaître un ronflement majeur, mais peut effacer un ronflement modéré. - Supporter le cou et la tête. Il semble que la posture de la tête et du cou influence légèrement le ronflement et les épisodes d'apnées chez certaines personnes, mais les preuves scientifiques de l'efficacité des oreillers antironflement sont minces. Des oreillers qui permettent d'allonger le cou ont quelque peu amélioré la respiration de personnes souffrant d'apnées du sommeil.